Les corps des dix-huit immigrants clandestins sont arrivés par bateau vers 17h00 dimanche 3 juin, à Toulon. Voici…

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Les corps des dix-huit immigrants clandestins sont arrivés par bateau vers 17h00 dimanche 3 juin, à Toulon.

Voici ce qu’en dit la préfecture maritime de la Méditerranée: « Vendredi au large des côtes maltaises, dans les eaux internationales, ce bâtiment de la marine nationale a repêché les corps de dix-huit personnes. Il s’agissait, selon toute vraisemblance de migrants tenant de regagner l’Europe« .

Pour l’instant c’est l’émotion. Demain, ou après demain, ce sera l’oubli, jusqu’à la prochaine fois…

A titre de réflexion, je vous propose ce reportage, réalisé au Sénégal en septembre dernier, avec comme guide un patron pêcheur, porte-parole de l’Interprofessionnelle de la pêche, et qui n’a pas la langue de bois.

Il nous fait rencontrer des mères qui ont souvent perdu un fils lors d’une de ces traversées clandestines. Pour ces mères de famille, c’est aussi le temps de l’autocritique, car elle ont souvent encouragé et financé le départ en pirogue de leur fils, et beaucoup ne sont pas revenus…

Au Sénégal, la pêche est une des principales ressources d’exportation. Elle occupe 17% de la population active (600 000 personnes), mais repose sur l’artisanat et n’est pas organisée par les autorités. Résultat, sans planification, les pêcheurs épuisent la ressource, et le poisson se fait rare le long des côtes. Nous partons à la rencontre des femmes de marins-pêcheurs, traditionnellement responsables de la transformation du poisson et de sa commercialisation.

John Paul